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06/11/2016 08:00

06/11/2016 08:03

06/11/2016 08:11

31/05/2017 20:06
    Manuel
pratique d’apiculture alternative en production naturelle
Accueil et présentation
Ce petit manuel est destiné à compléter les stages d’apiculture
(2017) qui ne prétendent pas, loin de là, tout appréhender en deux jours. Donner des bases solides et pratiques pour bien comprendre la vie et cycles biologiques des abeilles et du couvain.
L’abeille est dépendante a 100% de son environnement, ce qui lui a donné un formidable pouvoir d’adaptation. Ce n’est pas une bonne raison pour lui imposer des procédés coercitifs permanents, des systèmes intensifs à longueur d’année.
Le respect de sa nature est un minimum, lui proposer un habitat conforme à sa nature, et une méthode de travail appropriée à son écologie nous semblent primordiale pour une apiculture propre et pérenne dédouanée au maximum de toute technopathie.
Sujets abordés
Les principaux composants biologiques dans une ruche d’abeille ou les principales matrices apicoles.
Les principaux systèmes glandulaires de l’abeille.
L’abeille domestique et l’abeille férale.
Le choix de l’habitat, les types de ruches et leurs méthodes adaptées. Propriétés d’une ruche type hexagonale
Aspect sanitaire.
Mise en pratique sur le terrain.
Les quatre saisons apicoles, leurs travaux correspondants.
La fin des récoltes d’été conditionne et débute la nouvelle année apicole. Les traitements anti varroose en production naturelle.
L’ETOILE DES
ABEILLES
association loi 1901 Drajnudel Patrick
 L’Apiculture autrement
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 Les principaux composants biologiques dans une ruche d’abeille ou les principales matrices apicoles.
Les abeilles :
Appelées autrefois avettes, mouches à miel pour l’abeille domestique dite Mellifera. On trouve 3 castes principales , la reine, les ouvrières, les mâles.
Les mâles sont destinés à la reproduction et assurent d’autres rôles dans la thermo-dynamie de la ruche ou la trophallaxie. Ils seront à 90% supprimés à la fin des beaux jours par un rejet forcé des abeilles. Ils sont dits haploïdes car ils ont la moitié des chromosomes de leurs mères, principe de reproduction de certains insectes appelé : parthénogenèse de type arrhénotoque pour mellifica mellifica et autres sous espèces. Le mâle d’abeille ou faux bourdon n’a pas de père mais un grand père, obligatoirement.
les abeilles adultes (stade imaginal) se reconnaissent très bien malgré tout à leur pilosité à la naissance et leur couleur. Elles vont avoir des rôles très précis tout au long des 40/55 jours de leur vie. Nettoyeuses, nourricières, cirières, butineuses, gardiennes.....
Elles sont diploïdes, 50% les mâles composés de di érentes fratries et 50 pour cent de la mère.
La reine, complètement sexuée pondra des mâles et des femelles tout au long de sa vie. Issue d’un oeuf semblable aux abeilles , sa nourriture unique à la gelée royale dispensée par les abeilles marquera son pouvoir quasi unique dans la ruche. Elle peut vivre jusqu’à cinq ans.
Sa fécondation (accouplement)se fait dans des aires de
reproduction, en plein vol (10m à 15m de haut) où les mâles s’agglutinent. Dotée d’une spermathèque
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 remplie lors de ce mariage aérien, elle choisira durant toute sa vie de pondre des mâles ou des femelles suivant les besoins et/ou les périodes.
Le couvain et les imagos :
Véritable nursery dans la ruche, la ponte principale est au printemps, controlée par les abeilles qui nettoient les cellules de cire, et préparent les différents espaces de ponte. Chronologie de développement :
1 jour Pose de l’oeuf par la reine,position droite 2- 1à2 L’oeuf se couche dans son espace rhomboïdal.
 3- 1à3
5- 3à5
larvaire
8- 5à8
de la cellule par une fine couche de cire 13- 8à13 Prénymphose
Passage de l’oeuf en larve
La larve baigne déjà dans la bouillie
Développement larvaire et operculation
 21-13à21 Pupation, nymphose de la larve qui comporte plusieurs stades
naissance de l’abeille au stade imaginal
34- 21à34 Les abeilles remplissent différents rôles,
développent leurs systèmes
hormonales,glandulaires tout au long de cette
période, au début comme période interne à la
ruche puis pour ces jeunes abeilles,
apprentissage de la communication, de l’orientation, les productions hormonales initient les différentes fonctions assumées.
55- 34à55 Période ou les abeilles travaillent surtout à l’extérieur, butineuses de nectar, eau ,pollen , propolis.....Durée du temps de vie plus incertaine, de plusieurs mois en hiver à un seul mois d’été.
La cire
Matrice interne (lipide) des colonies, produite par les glandes cirières développées au 21+/- 10 jours. Produit animal, représente la structure physique des colonies .
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 Le pollen
Matrice externe récupérée sur la partie mâle des fleurs,34 à 55, contient presque les seules proteïnes dans une ruche. Toutes les couleurs possibles selon l’origine florale, puissant apport protéïnique.
Le miel
Matrice externe (glucide) récoltée sur les fleurs, 34 à 55, le nectar, eau sucrée naturellement, stocké dans le jabot des insectes et régurgité au retour à la ruche. Passe d’abeille à abeille (trophallaxie) et subira outre une adjonction potentielle d’enzymes, une déshydratation mécanique provoquée, afin de rester à un taux d’humidité de 16 à 20 %, puissant apport énergétique.
La propolis
Matrice externe des colonies récoltée sur certains arbres ou arbustes, 33à55 jours de vie de l’abeille, de couleurs variées suivant les terroirs donc de qualité différente, inhibiteur germinatif très connu et véritable médecin de la colonie, puissant apport antibactérien.
La gelée royale
Matrice interne des colonies,21à27, produit phare des colonies, nourriture exclusive de la reine et premiers jours des larves, très riche en molécules diverses et volatiles, produite à des moments clés de l’année, aux changements de reines entre autre et périodes de développement, puissante et revitalisante.
Le venin
Matrice interne des colonies, 27à55, différents acides, non sclérosants mais allergisants, puissant restructurant moléculaire, délivrera tous ses secrets dans le futur.
Les principaux systèmes glandulaires de l’abeille.
- Pour le système nerveux un ensemble de ganglions qui contrôlent des motricités avec le ou les cerveaux.
-La reine produit des molécules attractives, des substances fédératives par un système de glandes.
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 -Les jeunes abeilles produisent par une paire de glandes encéphaliques, hypopharyngiennes, des substances protéiniques, lipidiques, et des vitamines, plus des enzymes.
-Des glandes salivaires et des glandes sur les pattes de tarses participent à la communication.
-Dans l’appareil vulnérant, la glande à venin, des acides et des substances volatiles, olfactives, de défense et d’excitation.
-Les glandes mandibulaires produisent des acides liés à la nourriture et et d’autres molécules d’alarme.
-La glande de Nazanof activée par une position particulière de l’abdomen et des ailes fédère les abeilles pour un retour à l’intérieur de la ruche. (géraniol + divers acides). Le comportement de l’abeille est alors particulier, et très spécifique.
-Les glandes cirières sous les sternites abdominales sont actives dans les bonnes périodes de développement, et demandent beaucoup d’énergie aux abeilles donc de nourriture.
- D’autres glandes existent bien sûr, quelques fois mal identifiées
quand à leurs rôles, leurs fonctions et bien que secondaires sûrement tout aussi importantes.
L’abeille domestique et l’abeille férale.
-Modélisation de l’abeille férale.
Les abeilles domestiques vivant seules dans la nature à l’état sauvage (férales) sont de plus en plus rares, au fil des années d’observations nous avons appréhendé l’importance des différences comportementales avec des colonies enruchées et exploitées de manière conventionnelle.
Car nous avions la chance de suivre des anciennes colonies enruchées depuis plus d’un demi-siècle dans les mêmes caisses avec et/ou sans cadre et suivies sans intervention intrusive.
Uniquement récoltées après une pose de hausse, elles se gèrent et se reproduisent sans aide extérieure depuis plus de trente cinq ans.
La reproduction par modélisation de son espace dimensionnel, de ces comportements d’essaimages, de butinages, nous semblaient le bon départ pour une production naturelle de miel conforme aux lois de cet insecte eusosocial.
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 -Les lois primaires comportementales de l’abeille et autres anthropomorphismes rudimentaires.
- L’abeille se fixe toujours par le haut, les attaches solidifiées par la cire et la propolis, sans aucune aération latérale haute, elle se développe sur chaque gâteau en demi lune en transversal sur 6 à 8 cadres et enfin en vertical par le bas.
- L’abeille a donc besoin de chaud à la tête et de froid au pied.
- Pour l’abeille courante mellifera mellifera, sa structure physique étant
la cire, elle construit trois couronnes, couvain, pollen, miel, dans
l’ordre en commençant par le centre.
- La reine pond toujours dans une forme circulaire (forme du cercle ou
spirale logarhytmique) s ‘étendant en ellipse avec la bonne saison.
- Le développement vernal des colonies par le couvain se fait en
transversal sur 6à8 cadres, puis vers le bas, couvain,miel, pollen sur
des constructions souvent non alignées.
- Le stockage du miel post vernal et/ou estival ( ou miellée spécifique)
se fait toujours en haut.
- Le miel de stockage en paroi verticale et au dessus du couvain sert
bien sûr de réserve alimentaire et de plus limite les ponts thermiques,
donc participe grandement à la thermo-dynamie de la ruche.
- Plus une grappe descend dans les constructions de cire du corps de
ruche, plus elle est en sécurité, et prête aux périodes difficiles.
- Par corollaire une grappe d’abeille stagnante sur la partie haute du
corps de ruche, signe une période de disette ou de difficulté.
Le choix de l’habitat, les types de ruches et leurs méthodes adaptées.
Le choix d’un habitat durable et écologique pour l’abeille est très important car intimement lié à la méthode dédiée et à ses variances possibles. Pour chacun de ces deux postulats de départ l’équilibre entre l’écologie de l’abeille et la production naturelle du miel ou autre matrice doit être surveillé, controlé, pour être maîtrisé du mieux possible.
Sont donc écartées d’office les ruches de type divisible avec ou sans les méthodes appropriées, les ruches conventionnelles, de type carré (encore que celles ci sont les plus proches de la quadrature du cercle), rectangulaires, tout système structurel de fabrication qui dénie par
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 exemple le développement par le bas des colonies, les nourrissements intempestifs, les essaims de sauveté, et autre système intensif, les cadres à fil de fer, toutes les pièces métalliques dans la ruche..... Sinon utiliser des matériaux métalliques amagnétique ou para magnétique.
-Pourquoi la ruche hexagonale.
- Après une vision sur la quadrature aréolaire et périmétrique du cercle ajoutée au polygone irrégulier, nous avons des surfaces proches dont les plus conjointes sont l’hexagone , le cercle et le carré. Le choix de dimension des cadres standards est uniquement pratique et économique car les constructions naturelles sont un peu moins
longues, concession avouée à la conception de la ruche alteréco, qui donne par expérience et heureusement aucun effet secondaire délétère.
-Par ailleurs le polygone irrégulier
( hexagone dit imparfait) nous a semblé la plus proche surface des constructions abeilles, l’aspect volumique étant réglé par la hauteur
de la caisse à couvain, 40à60l suivant
les objectifs.
- L’agencement des cadres est ainsi proche des constructions
naturelles des abeilles, soit 8 alignements( +/- 2) de cire presque parallèles et de longueurs identiques puis au moins 2 x2 alignements latéraux gauche/droite en longueurs dégressives pour la partie du corps de ruche..
-
 Le développement vernal des constructions de cire pour le futur couvain, pollen, miel situé en partie basse du corps est beaucoup plus torturé avec quelques constantes évidentes : plus il y a un apport qualitatif et quantitatif de ressources nourricières, plus les constructions sont importantes, alignées, bien que de profondeurs différentes.
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 - Aucun angle à 90° n’est présent dans la ruche, ce qui satisfait complètement la dynamique énergie dans le corps de ruche (radiesthésie et ondes de formes).
-Les pratiques différentielles avec les ruches conventionnelles et les différences comportementales.
En disposant des cadres à barrettes mobiles au centre amorcés ou non, nous pouvons visiter comme une ruche traditionnelle. Les têtes de cadres latérales (donc plus petites) peuvent rester fixes et constituent une fois bâties des réserves de provisions bien évidemment et assurent aussi une fonction thermodynamique en limitant les ponts thermiques des cotés latéraux et en profondeur.
- Les demi lunes de cire construites en bas des cadres du corps doivent restées en place pour l’hiver et seulement découpées très souvent vides au début du printemps.
- La colonie produit sa propre cire en fabrication et
en espace, ce qui ralentit quelque peu son
développement au profit d’une stabilité accrue
dans sa progression printanière. L’aide au nourrissement est toujours possible en cas de disette évidemment.
Aspect sanitaire.
-Les pathologies anciennes.
Elles ont spectaculairement diminué cette dernière décennie, particulièrement les attaques bactériennes (loques),
les endos parasites ( acariose des trachées) déjà en voie de rareté.
La nosémose (champignon microscopique) provoque encore des mortalités d’abeilles, rarement de colonie même en association avec l’amibiase ou autre parasite intestinal.
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  La pathologie qui reste la plus grave , la varroose, est due a un ecto -parasite le varroa, acarien tueur de larves, d’abeilles, de colonies entières. maladie cosmopolite, contagieuse par contamination directe.
D’autres parasites sévissent dans les ruches mais sont considérés comme des commensaux, ou bien les effets délétères sont minimes comme le cétoine noir (corse),
Papillons de nuit et /ou autres coléoptères plus petits, de ronds à allongés, de couleurs noires ou crème, les fourmis sont souvent présentes....
On peut parler de quatre à cinq virus bien différenciés avec des effets de mortalités sur couvain et abeille,
plus ou moins vectorisés et/ou exponentialisés par varroa. (SBV, BQCV, KBV, DWV, ABPV).
Un autre virus qui amène la maladie noire dans les colonies, (CBPV), sévit surtout dans les grosses colonies d’abeilles où son effet létal se multiplie par topisme. Les lignées génétiques obtenues depuis de nombreux croisements avec un objectif à caractère prolifique (ponte, couvain en abondance) ont pu aussi développer une sensibilité exacerbée face à ce virus.
Les pathologies émergentes.
Un acarien très petit mais visible (Tropilaelaps) asiatique, parasite le couvain des abeilles et détruit très surement les colonies. Il ne sévit pas encore en europe, et sera confronté à des difficultés climatiques pour survivre dans certaines régions.
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  Un autre prédateur fraichement arrivé dans l’hexagone, le frelon asiatique à pattes jaunes (VVN). Capable de réduire à néant des essaims, il fait beaucoup de dégâts même sur les belles ruches. Le nombre d’individus est toujours impressionnant en fin de saison apicole.
Très proche de la France est arrivé un petit coléoptère (AT), très nuisible car sa propagation peut être très rapide. Comme il pond dans la ruche, les larves se développent et vont consommé couvain, pollen, miel, cire avant de quitter la colonie pour leur nymphose. La ruche devient un véritable charnier.
-Considérations diverses:
Il existe bien d’autres pathogénicités à l’encontre des abeilles, les plus sournoises agissent de manière chronique, ou sub chronique. La dégénérescence du « bio environnement « n’a pas livré tous ces secrets maléfiques pour nos avettes. La qualité de l’air empoisonné de toxines, l’eau de plus en plus impropre, la qualité du pollen aussi est mise ne cause par une perte qualitative de ses proteïnes suite à l’impact du CO2.... On peut aussi appréhender certains développements fongiques (nosema/bombus), ou autres bactéries, liés au réchauffement climatique et à notre industrie galopante.
Les bouleversements climatiques impactent aussi les changements de niches écologiques pour la faune, la flore, naissance de systèmes invasifs, émergences de prédateurs et de parasites parfois non spécifique à l’abeille.
Peut être qu’un jour les connaissances épigénétiques nous ouvriront des portes pour comprendre ces différences comportementales entre les différentes castes des abeilles. Partageant le même ADN, la reine et l’ouvrière sont pourtant très différentes, la gelée royale ne doit pas être
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 seule à faire cette différence. Il est vrai que pour l’abeille, c’est un peu complexe, issue d’accouplements multiples, n’y a t-il pas plusieurs fratries au sein d’une même colonie?
Il est par ailleurs fort évident que la baisse ultra significative des qualités et quantités de ressources alimentaires joue un rôle déterminant dans la problématique sanitaire des abeilles complexifiant l’aspect conjoncturel.
-Prévention et contrôle sanitaire.
il nous paraît important à notre époque de contrôler l’état sanitaire des colonies suivant un plan annuel de développement apicole.
Après avoir identifié l’ensemble des pathologies et autres parasitismes possibles, chacun des symptômes propres doivent être recherchés, sur les différentes matrices lors des visites de ruches.
-conformation du couvain
Pour une colonie en bonne santé, le couvain doit être compact, operculé régulièrement, surface plane,avec une progression surfacique du cercle à l’ellipse puis retour au cercle, ce qui nous donne automatiquement une période de l’année.
Le couvain operculé peut être compact, clairsemé, lacunaire, mosaïque, chauve, pétrifié, percé, pour des causes bien différentes.
Le couvain ouvert peut être lacunaire, espacé, bombé, affaissé, platré, pétrifié, refroidi et mosaïque.
Tous ces symptômes se différencient aisément avec un peu d’habitude, par contre les causes sont souvent très différentes et parfois concomitantes.
Le couvain ouvert jeune doit être brillant, les larves baignants dans leur nourriture, gelée royale et ensuite bouillie larvaire.
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 -conformation des abeilles
Celles ci ont souvent des reflets brillants au niveau des stergites abdominales, les thorax bien poilus, l’absence de poils et abeilles dépolies indiquent des problèmes de santé et/ou simplement de très vieilles abeilles.
L’abeille jeune imago est plutôt grisée, portant comme un genre de duvet, moins rapide que ses congénères, son appareil vulnérant n’est pas encore opératif.
Mise en pratique sur le terrain. -Les techniques d’enfumages des colonies
Il y a autant de manières d’enfumer les ruches que d’apiculteur et cependant des choses à savoir.
Si les abeilles ne reconnaissent pas leur propriétaire par son identité comme il était dit dans les temps anciens, elles s’habituent à un comportement d’ouverture, celui qui ouvre les ruches fait de même bien sûr, ainsi s’inscrit dans le temps un dialogue, une reconnaissance bilatérale irréfragable, qui permet à l’apiculteur de savoir bien manœuvrer à un moment donné.
En règle générale l’enfumage de printemps est plus discret, voir presque inexistant, en été plus soutenu en absence de miellée et totalement sous contrôle pendant la récolte. Les différents sons + déplacements des abeilles nous donnent des informations très importantes sur l’état transitoire de la colonie. L’état nerveux et/ou excité des abeilles indique toujours un problème lié au climat, au sanitaire, aux périodes de transitions des cycles biologiques.
Donc toujours quelques bouffées froides et blanches à l’entrée de la ruche, puis à l’ouverture du couvre-cadre quelques bouffées sur le dessus pour tenir les abeilles sur le bas.
Simultanément le nombre d’inter-cadres occupés par les abeilles doit être observé.
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 -Les observations au trou de vol.
 Le fameux livre de Storch reste un exemple, qualifié et quantifié les entrées et sorties en fonction du temps et de la saison. Observer les différents pollens et leur couleur, les gardiennes en position de surveillance et le jeu de la trophallaxie.
-Les techniques de nourrissements.
Comprendre pourquoi et comment on nourrit les abeilles n’est plus l’apanage d’un système intensif mais une réalité présente depuis les années 2000, une aide importante pour nos colonies que l’on ne peut plus négliger.
-Les quatre saisons apicoles, leurs travaux correspondants.
-La fin des récoltes d’été conditionne et débute la nouvelle année apicole. Le printemps
La première visite de printemps est l’une des plus importantes de l’année, elle permet d’évaluer le nombre d’abeilles restant si la mise en hivernage a été bien opérée.  
Au décollement du couvre-cadre et premier coup de fumée, compter les ruelles d’inter-cadres pleines d’abeilles, les noter. La température doit être la plus douce possible, en dessous de 16/18° extérieur, les abeilles ont tendance à conserver la forme grappée.  
Attaquer de préférence par les cadres de rives, les changer si trop vieux, trop noirs, vérifier au moins deux cadres de chaque coté et les remplacer par des cires gaufrées ou des cadres à barrettes amorcés, si la saison est bien avancée. 
Observer sur le premier cadre de rive du couvain, la présence suffisante de pollen ainsi que le chapeau de miel.  
Noter le nombre de cadres de couvain, évaluer la surface (1/4, 2/4,  13
 3/4...), sa position centrée en ellipse (démarrage déjà effectué donc précoce) ou plus rond et vers l’avant (position hivernale donc tardive).  
Contrôler la ponte si le temps doux le permet : en qualité par la position des œufs et l’aspect blanc, nacré de la GR, en quantité bien sûr par la surface fraîchement pondue.  
Noter les provisions restantes, soit au moins deux cadres de miel pour tenir jusqu’aux premières miellées. Si la ruche est trop sèche, prévoir un nourrissement spéculatif, 1,5l par semaine, une à trois fois si nécessaire, un goutte à goutte est bien supérieure en résultat de stimulation.
 
Les tisanes de plantes et autres préparations naturelles (HE, hydrolat, décoction) peuvent être incorporées dans le sirop et ont des effets très positifs pendant cette période vernale.  
Par expérience nous savons que plus les informations recueillies sont précises et fournies, plus il sera facile de suivre la ruche durant la période estivale.
Après le démarrage du printemps suivant les apports de miellées, le corps de ruche peut se bloquer, dans une ruche conventionnelle l’abeille adopte deux comportements possibles, préparation à l’essaimage ou si il y'a pose d’une hausse la reine montera rapidement en haut, bien qu’elle ne le fasse jamais dans la nature. Ce qui réduit légèrement les possibilités de départ des colonies, sans empêcher complètement l’essaimage et elles stockent du miel aussi en hausse bien sûr. L’espace du bas du corps dans les ruches comme l’Altereco est conforme au nid sauvage, la reine pondant toujours vers le bas.
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 L’été
Période de récolte pour les miels polyfloraux et monofloraux.
Juste un résumé dans ce petit manuel car les activités sont nombreuses, et beaucoup de choses à dire. C’est pour certains les périodes de transhumances, la récolte sur le terrain, l’extraction en miellerie puis le conditionnement. le miel doit être récolté operculé, à plus de 80%, car avant l’operculation le nectar continue sa transformation comme la perte d’humidité et aussi la transformation des différents glucides qui le composent par l’action enzymatique des abeilles.
L’automne
Cette époque de l’année (fin d’été en fait) nécessite comme au printemps des soins particuliers pour la colonie : la récolte est terminée pour la plupart des apiculteurs et les abeilles préparent l’hiver et commence à se mettre au ralenti. Les changements physiologiques sont importants et fragilisent l’ensemble de la ruche.  
Trois choses sont essentielles pour la préparation hivernale :  
Les traitements anti-varroa sont terminés ou en passe de l’être. A défaut des traitements ponctuels auront été réalisés avec vérification par comptage des langes. Si les plateaux ne sont pas grillagés, la lecture doit se faire 24h après ; par contre pour les fonds aérés, une lecture deux ou trois jours après convient parfaitement. La présence d’abeilles aux ailes atrophiées indique (bien qu’il soit déjà trop tard) avec le repérage de varroas phorétiques la mise en route du traitement précis à
réaliser.  
Au moment de cette même visite le couvain doit être ausculté ; les
loques à cette époque ne pardonnent pas, car sinon les abeilles d’hiver sont condamnées et la ruche périra au début du printemps suivant dans le meilleur des cas.  
Noter la qualité et quantité de couvain, signes de force de la reine à cette période, et donc de bonne reprise vernale possible.  
Une troisième chose importante est le poids de la ruche. Avant d’ouvrir  15
 nous soulevons la ruche d’une main par l’arrière. Toute ruche légère doit impérativement être vérifiée : manque de provision?, problème de population, de couvain.....  
Jusqu’en octobre dans les régions sud, il est possible de réunir les colonies les plus faibles au sirop 50/50 additionné d’huile essentielle (0,1 ml à 1ml) ou mieux avec le dosage adéquat de complément alimentaire pulvérisé sur les cadres agencés comme suit :
au centre le couvain des deux colonies,
sur les deux rives de ce couvain les cadres à pollen,
et encore sur les deux rives, les cadres à miel.
Dans nos régions du Sud, novembre est un mois de repos obligatoire (tradition oblige) mais en décembre, un traitement ponctuel sur les ruches douteuses (varroas) est conseillé pour permettre un redémarrage plus facile afin de ne pas épuiser les abeilles d’hiver.
L’hiver
Enfin un peu de repos au rucher. La période d’hiver généralement dédiée au matériel apicole (désinfection, rangement, réparation, peinture, préparation des cadres...) n’en est pas moins une période importante de vigilance des ruches surtout dans nos régions du Sud Est où les abeilles sortent dès qu’un rayon de soleil apparaît, font leur vol de propreté et rentrent au bercail très rapidement.  
En réalité à cette période, l’observation du trou de vol et toute la partie  16
 
 du sol devant la ruche sont les endroits clés pour vérifier qu’aucun symptôme anormal n’apparaisse. Trop de mortalité indique bien sûr des problèmes ; faire quelques prélèvements au besoin permet un contrôle plus facile du varroa et de la Nosémose. Suivant donc ces mortalités, il peut être important d’apprécier la quantité de Noséma Apis.  
Le procédé par broyage de quelques abdomens est très simple : ajouter 1 ml d’eau à 10 abdomens et broyer 1min. Prendre 3 à 4 gouttes de ce mélange et les déposer sur une lame que l’on observe au microscope (optique 40x10). L’aspect réfringent de ces haricots est très facile a repérer, analyse semi-qualitative par comptage des spores sur trois champs optiques distincts.
La surveillance des ruches jusqu’en fin janvier est toujours d’actualité ; certaines ruches consomment beaucoup plus de miel que d’autres. Soulever les ruches par l’arrière d’une main et en apprécier le poids, l’effort à soulever est certain. Prévoir du candi si possible logé au dessus du trou du couvre-cadre.
Pour les amateurs de lecture au coin du feu, deux livres anciens mais très performants dont les idées et méthodes profitent à l’apiculture alternative contemporaine :  
"Le trou de vol" de Storch  
"La loi de la grappe ou la thermo-dynamie de la colonie" de Muller
Les trois causes majeures du catastrophisme apicole : 1-Les xénobiotiques issus de diverses origines
Les problèmes d’intoxications sur abeilles sont généralisés, et non plus uniquement dans les régions de grande culture, toutes les productions agro-alimentaires sont concernées car toutes subissent des traitements avec des produits chimiques. Même les cultures qui intéressent peu les abeilles, sont responsables de dommage comme les vignes, depuis deux décennies les nouvelles molécules (néonicotinoïdes) mises sur le marché sont beaucoup plus agressives malgré des quantités moindres utilisées. Tout est à revoir, des tests d’homologation à l’évaluation des risques. Tout le système floral est touché, les abeilles puis l’homme, les perturbateurs endocriniens dispersés dans la nature suite à la
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 dégradation moléculaire de ces produits de traitement sont une catastrophe pour la biodiversité, la santé animale et humaine.
Pour l’apiculture de loisirs, éviter la proximité des cultures mêmes dans les régions d’élevage.
2-Les pathologies anciennes et/ou émergentes
Des pathologies anciennes et endémiques, seules la nosémose et la loque américaine sont encore présentes, l’une tue beaucoup d’abeilles toute l’année, l’autre tue la ruchée en quelques mois.
La varroose reste le problème sanitaire le plus important, mal appréciée des apiculteurs de loisirs, sachant qu’aucune éradication sera possible avant longtemps, cette pathologie tue les colonies sur un ou deux ans. Les professionnels ont su aux fils des années, gérer tant bien que mal les effets délétères de cette maladie.
Quand aux maladies émergentes vues plus haut, elles sont toutes mortelles pour les colonies excepté le frelon (VVN) qui tue à force de pression les plus petits essaims et nucleï.
3-Diminution drastique de la nourriture comme effet conséquenciel de la perte de la bio-diversité et de la dégénérescence du bio-environnement.
Le problème le plus important globalement, surtout pour les amateurs. Bien que les causes multiples de ce manque de nourriture pour l’abeille ne sont pas toujours faciles à identifier, les résultats sur le terrain sont d’année en année catastrophiques.
Ces causes sont donc diverses, nombreuses, concomitantes ou non, sans forcément des relations directes entre elles, mais comme tout est lié, une retrospective exhaustive demanderait l’écriture d’un livre entier. Depuis un demi siècle l’évolution des cultures en milieu rural par l’aménagement des zones de grandes surfaces, les nouvelles variétés de semences, la déforestation, l’aspect climatologie et autres phénomènes de société, ont provoqué cette diminution alimentaire hyper significative. Seules quelques régions de France (généralement élevage et/ou forêt) sont restées un peu protégées puisque tous ces facteurs ne sont pas présents ensembles. Malgré tout la baisse de production de miel est certaine, et les abeilles férales en voie de disparition.
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 Les traitements varroose en production naturelle
On peut identifier trois types de traitements pour lutter contre varroa, selon les objectifs et le niveau d’infestation.
Traitement ponctuel ou dépistage ( court terme)
Uniquement efficace sur les varroas adultes (femelles) dits phôrétiqûes, le temps d’action (24hà36h) permet un « dégraissage », ex au sucre en poudre, ou aux acides organiques. Ces dépistages ne sont en rien des traitements complets, même répétés 3&4 fois. Ils donnent de l’info sur le parasitisme.
Traitement intermédiaire ( moyen terme)
Permet une action acaricide sur 5&7 jours , donc à répéter 1&2 fois pour couvrir la durée d’operculation (13&15 jours). Les produits les plus utilisés sont les huiles essentielles (fabrication industrielle) , les acides organiques sur support.
Traitement complet ( long terme)
Essentiellement en production conventionnelle, avec emploi de produit chimique. Certains traitements existent ou ont existé avec les huiles essentielles (perturbation olfactive). L’idée même ou le concept
« traitement long terme « nous semble bon à éviter.
Pour une production en bio-dynamie, la vision de l’aspect sanitaire est bien différent , englobé dans un tout, les préparats de plantes dynamisés agissent tout au long de l’année pour certains (500&501), d’autres en rapport à un espace temporel (502... &508) , isothérapie &homéothérapie agissent aussi à des niveaux et profondeurs liés à l’aspect planétaire et climatologique.
Tellement de choses à partager, l’expérience apicole reste la clé majeure pour comprendre et vivre avec les abeilles.
Ouvrir les ruches, sentir l’Energie abeille, entendre tous les sons dialoguants, la profondeur du ressenti transmis est un bonheur incommensurable.
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 Dans un cadre exceptionnel, en pleine nature.
Les Gorges d’Omblèze
(site classé dans le PNR du Vercors)
 La ferme du Pescher 26400 OMBLEZE
contact : Patrick
Florence
drajpat2@gmail.com
06 89 33 73 67 www.etoile-des-abeilles.fr/
04 75 42 93 18 www.lafermedupescher.com/
   Dates : Du samedi matin au dimanche soir.
Les dates prévues seront sujettes à fluctuation :
 
-25 et 26 juillet / 2017 -23 et 24 août / 2017 -20 et 21 sept / 2017
Comme il sera impossible de traiter exhaustivement tous les sujets annoncés, des stages de perfectionnement pourront être envisagés, avec des attentions particulières selon les intérêts :
-préparation à l’essaimage, calendrier d’élevage des reines. -essaims de sauvetés et de supercédures .
-bilans des principales visites, vernale et automnale.
A bientôt
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  La Ferme du Pescher
Infos pratiques
Contact : Florence HUTTER RETY
www.lafermedupescher.com / florence.rety@sfr.fr / 04 75 42 93 18
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 Merci à tous de votre présence, continuer ce chemin de vie, il est très riche, les dix symboles principaux qui lient l’abeille à l’homme directement, sociétalement, spirituellement, sont des sources d’enseignements très importantes qui nous apprennent beaucoup.
Notre espèce mellifica est constituée de quatre lignées génétiques proches ( constituées d’une trentaine de sous-espèces) et cependant distinctes, une cinquième lignée génétique dite adaptative et originelle de notre espèce proviendrait du moyen orient, donc la même origine que notre civilisation.
Etonnant ,non ?
L’homme est le sorcier de sa propre vie et un acteur de son temps...
Il doit donc à sa façon lier son histoire personnelle à la légende universelle.
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Contact

L'ETOILE DES ABEILLES Drajnudel Patrick
Les Arbots
26400 OMBLEZE
+33.0689337367 drajpat2øgmail.com